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Investir dans l'immobilier en 2026 : pourquoi les taux élevés peuvent créer des opportunités

3 oct.
10 min de lecture

Points clés de cet article


  • En octobre 2026, les taux de crédit immobilier sur 20 ans évoluent globalement autour de 3,5 % à 3,7 %, selon les profils et les établissements.

  • Des taux plus élevés réduisent la capacité d'emprunt de certains acquéreurs et peuvent diminuer la concurrence sur certains biens.

  • Cette baisse de concurrence peut redonner du pouvoir de négociation aux acheteurs capables d'identifier les bons dossiers.

  • Le prix d'achat constitue l'un des principaux leviers sur lesquels l'investisseur peut agir : mieux acheter permet de réduire le montant financé et certains frais liés à l'acquisition.

  • Une opération doit avant tout être cohérente et rentable avec les conditions de financement du moment. Une éventuelle baisse future des taux doit être considérée comme une amélioration possible, et non comme une condition nécessaire à la réussite du projet.


Les taux de crédit immobilier sur 20 ans évoluent actuellement autour de 3,5 % à 3,7 % selon les profils et les établissements. Pour de nombreux candidats à l'investissement, cette donnée suffit à remettre leur projet à plus tard.


Pourtant, derrière des conditions de financement moins favorables qu'il y a quelques années se cache une réalité souvent oubliée : un marché moins dynamique peut aussi créer davantage d'opportunités de négociation pour les acheteurs qui restent actifs.


Lorsque certains acquéreurs quittent temporairement le marché, les vendeurs continuent, eux, à avoir des projets : mutation professionnelle, séparation, succession, nouvel achat, besoin de liquidités…


Le rapport de force peut alors évoluer.


Cette situation n'a d'ailleurs rien d'exceptionnel dans l'histoire de l'immobilier. Lorsque les conditions de crédit se durcissent, une partie des acquéreurs reporte son projet. Sur certains secteurs et certains types de biens, la concurrence diminue alors et les délais de vente peuvent s'allonger.


C'est précisément dans ces périodes qu'un investisseur capable d'analyser une opération avec méthode peut trouver des opportunités que d'autres ne regardent plus.


Chez LES SECRETS POUR INVESTIR, j'échange régulièrement avec des personnes qui se demandent si 2026 est réellement le bon moment pour se lancer.


Infirmiers, aides-soignants, sapeurs-pompiers, fonctionnaires, salariés ou investisseurs déjà propriétaires : beaucoup partagent la même interrogation.


« Est-ce que je ne devrais pas simplement attendre que les taux baissent ? »


La réponse ne dépend pas uniquement du niveau des taux. Elle dépend surtout du projet, du prix d'achat, du financement, du marché locatif et de la rentabilité globale de l'opération.


Investisseuse étudiant un projet d’investissement immobilier en 2026 malgré des taux de crédit plus élevés

La remontée des taux doit-elle vraiment effrayer les investisseurs débutants pour investir dans l'immobilier en 2026?


Un taux plus élevé augmente le coût du crédit et peut réduire la capacité d'emprunt. C'est incontestable.


Mais s'arrêter à ce seul chiffre revient à n'observer qu'une partie de l'équation.


Car lorsque les conditions de financement deviennent moins favorables, certains acheteurs renoncent ou préfèrent attendre.


Et moins d'acheteurs peut aussi signifier moins de concurrence sur certains biens.

Tout le monde connaît ce raisonnement :


« Les taux sont élevés, donc ce n'est pas le bon moment pour acheter. »


Cette réflexion semble logique. Pourtant, elle oublie une donnée fondamentale : un investissement immobilier ne se résume jamais au taux du crédit.


Le prix d'achat, le montant des travaux, le niveau du loyer, la fiscalité, les charges, le potentiel du secteur et la stratégie adoptée jouent également un rôle déterminant.


Prenons l'exemple d'une infirmière de 34 ans qui gagne correctement sa vie mais travaille en horaires décalés.


Depuis plusieurs mois, elle regarde des vidéos et lit des articles sur l'investissement immobilier. Pourtant, les informations sur les taux la poussent constamment à repousser son projet.


Pendant ce temps, certains biens restent plusieurs mois sur le marché. Des propriétaires deviennent plus ouverts à la discussion. Certains logements nécessitant des travaux ou présentant un DPE moins attractif intéressent moins les acquéreurs.


La prudence des autres acheteurs peut alors devenir, pour elle, une possibilité de négocier qu'elle n'avait pas envisagée.


Pourquoi moins d'acquéreurs sur le marché change-t-il le rapport de force ?


Lorsque le nombre d'acheteurs diminue, certains vendeurs reçoivent mécaniquement moins d'offres.


Sur les marchés où l'offre reste suffisante et où la demande ralentit, le rapport de force peut progressivement se déplacer vers l'acheteur.


En période de forte demande, un bien correctement situé peut recevoir plusieurs offres très rapidement.


Le vendeur dispose alors d'un choix important. Il peut être moins enclin à négocier son prix ou à accepter certaines conditions demandées par l'acheteur.


Lorsque le marché ralentit, la dynamique peut être différente.


Les visites deviennent parfois moins nombreuses. Les offres se raréfient. Un propriétaire dont le bien est commercialisé depuis plusieurs mois peut progressivement devenir plus ouvert à une proposition argumentée.


La négociation ne consiste évidemment pas à proposer arbitrairement un prix très inférieur au prix affiché.


Elle consiste à identifier les éléments objectifs qui justifient une offre différente :


travaux à prévoir, performance énergétique, défauts techniques, configuration du logement, niveau du marché local, durée de commercialisation ou encore loyers réellement envisageables.


Pour le jeune actif qui souhaite réaliser son premier investissement, un marché moins tendu peut également présenter un autre avantage : avoir davantage de temps pour analyser avant de s'engager.


Investisseur visitant un bien immobilier ancien de type passoire thermique à rénover avant un investissement locatif en 2026

Quelle marge de négociation immobilière peut-on obtenir en 2026 ?


Il n'existe pas une marge de négociation universelle applicable à tous les biens immobiliers.

Elle dépend fortement du marché local, de l'état du logement, de son prix de départ, de son DPE, de la durée de commercialisation et surtout de la motivation du vendeur.


Un appartement en excellent état, bien classé énergétiquement et situé dans un secteur très recherché pourra conserver une forte demande et laisser très peu de place à la négociation.


À l'inverse, un logement nécessitant des travaux, commercialisé depuis longtemps ou présentant certaines contraintes peut offrir une marge de discussion beaucoup plus importante.

Type de bien

Concurrence potentielle

Marge de négociation

Point d'attention

Bien récent ou rénové, excellent DPE, secteur recherché

Souvent forte

Généralement limitée

Ne pas surpayer sous l'effet de la concurrence

Bien ancien en bon état

Variable

Dépend fortement du marché local

Comparer avec les ventes et offres du secteur

Bien nécessitant des travaux

Souvent plus faible

Potentiellement intéressante

Chiffrer précisément les travaux

Bien énergivore ou commercialisé depuis longtemps

Peut être faible

Peut devenir importante

Vérifier DPE, travaux, contraintes locatives et potentiel réel

Le DPE mérite justement une attention particulière en 2026.


Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité utilisé dans le calcul du DPE est passé de 2,3 à 1,9.


Selon les estimations communiquées par le ministère chargé de la Transition écologique lors de l'annonce de la réforme, environ 850 000 logements devaient ainsi sortir des classes F et G sans travaux, notamment parmi les logements chauffés à l'électricité.


Cela signifie qu'un logement disposant d'un ancien DPE peut mériter une analyse plus approfondie avant d'être écarté.


L'étiquette énergétique affichée dans une annonce ne doit jamais remplacer l'étude complète du diagnostic et du bien.


Pour un investisseur, comprendre ce type d'évolution réglementaire peut permettre de regarder différemment un logement que d'autres candidats ont éliminé trop rapidement.


Pourquoi le prix d'achat est-il un véritable levier de rentabilité ?


Le taux du crédit dépend largement des conditions proposées par les banques et du profil de l'emprunteur.


Le prix d'achat, lui, peut faire l'objet d'une négociation.


C'est pourquoi la qualité de l'achat constitue l'un des leviers majeurs de la rentabilité d'un investissement immobilier.


Beaucoup d'investisseurs débutants se focalisent énormément sur le taux obtenu auprès de leur banque.


Pourtant, deux opérations financées avec exactement le même taux peuvent présenter des résultats très différents selon le prix auquel les biens ont été achetés.

Investir dans l'immobilier en 2026

Prenons un exemple.


Un bien est affiché 180 000 €.


Une négociation de 5 % représente 9 000 € de différence sur le prix d'achat.

Cette économie réduit le montant nécessaire pour réaliser l'opération et peut améliorer l'équilibre financier global du projet.


Elle peut également offrir une marge supplémentaire pour financer des travaux, absorber certains imprévus ou améliorer la rentabilité.


Pour l'investisseur qui possède déjà un bien et souhaite poursuivre le développement de son patrimoine, cette logique devient encore plus importante.


Bien acheter aujourd'hui peut contribuer à préserver sa capacité à financer le projet suivant.


Calcul de la rentabilité d’un investissement immobilier avant l’achat d’un bien en 2026

Négocier le prix réduit-il vraiment les frais d'acquisition ?


Oui, une baisse du prix de vente peut également réduire une partie des frais liés à l'acquisition.


Ce que l'on appelle couramment les « frais de notaire » comprend en réalité principalement des droits et taxes, auxquels s'ajoutent les émoluments et débours.


Une partie importante de ces frais étant liée au prix du bien, un prix d'acquisition inférieur entraîne généralement des frais d'acquisition moins élevés.


Prenons un exemple volontairement simplifié.


Sur un bien affiché à 200 000 €, si l'on retient pour l'exemple un coût d'acquisition global proche de 7,5 %, on obtient environ 15 000 €.


Si ce même bien est négocié à 190 000 €, une estimation réalisée sur la même base donnerait environ 14 250 €.


La différence ne se limite donc pas aux 10 000 € négociés sur le prix du logement.


C'est une raison supplémentaire pour laquelle la négociation du prix d'achat peut avoir davantage d'impact sur une opération que la recherche obsessionnelle de quelques centièmes de point sur son taux bancaire.



Un marché à faible concurrence profite-t-il réellement aux acheteurs qui restent actifs ?


Il peut leur profiter, à condition de ne pas confondre absence de concurrence et bonne affaire.


Un logement n'est pas intéressant simplement parce que personne n'en veut.


Il devient intéressant lorsque son prix, son potentiel locatif, son financement et les éventuels travaux permettent de construire une opération cohérente.


C'est une distinction fondamentale.


Sur le terrain, un marché moins tendu peut néanmoins produire plusieurs signaux intéressants : davantage de disponibilité pour organiser une seconde visite, plus de temps pour étudier le dossier technique ou encore davantage d'ouverture à une offre argumentée.


Un sapeur-pompier de 31 ans que j'accompagne a par exemple rencontré cette situation.


Le bien qu'il visait était commercialisé depuis cinq mois sans offre. Après avoir étudié précisément les travaux nécessaires, il a formulé une proposition argumentée.


Le vendeur a finalement accepté une baisse de prix d'environ 8 %.


L'intérêt de cet exemple n'est pas de considérer qu'il suffit de demander 8 % sur tous les biens.


Il montre surtout que la négociation devient pertinente lorsqu'elle repose sur une analyse concrète de l'opération et de la situation du vendeur.


Investisseur visitant un bien immobilier avant de négocier son prix d’achat en 2026

Que risques-tu en attendant une baisse des taux pour investir ?


Personne ne peut connaître avec certitude l'évolution future des taux ou des prix immobiliers.

Attendre peut parfois être pertinent.


Mais, pour investir en 2026, attendre uniquement dans l'espoir d'obtenir un taux plus faible comporte également une incertitude : les autres composantes du marché peuvent évoluer pendant ce temps.


Une baisse des taux améliore la capacité d'emprunt des ménages et peut ramener davantage d'acheteurs sur le marché.


Si la demande repart plus rapidement que l'offre dans un secteur donné, la concurrence entre acquéreurs peut alors augmenter et réduire les possibilités de négociation.


C'est pourquoi raisonner uniquement ainsi :


« J'attendrai que les taux baissent »

est insuffisant.


La véritable question devrait plutôt être :


« Existe-t-il aujourd'hui une opération suffisamment intéressante et suffisamment solide pour répondre à mes objectifs ? »


Si la réponse est non, il ne faut évidemment pas acheter pour acheter.


Mais si la réponse est oui, repousser automatiquement le projet dans l'attente de conditions hypothétiques peut également avoir un coût.


Faut-il valider sa rentabilité avec les taux actuels avant d'espérer une baisse future ?


Oui.


Une opération immobilière doit être analysée avec les conditions réelles disponibles au moment où tu envisages de l'acheter.


Si ton projet n'est rentable que dans l'hypothèse où les taux baisseront dans six mois ou dans deux ans, ton modèle repose sur un événement que tu ne contrôles pas.


À l'inverse, si l'opération est cohérente avec le financement disponible aujourd'hui, une éventuelle amélioration future des conditions de crédit devient simplement un bonus potentiel.


Dans certaines situations, une baisse significative des taux peut permettre d'envisager une renégociation du prêt auprès de sa banque ou un rachat de crédit par un autre établissement.


Mais cette possibilité doit rester une optimisation future éventuelle, et non le fondement de la rentabilité du projet.


C'est exactement la logique que j'enseigne dans mon accompagnement :


ne pas attendre que toutes les planètes soient parfaitement alignées, mais apprendre à analyser une opération dans les conditions réelles du moment.


Parce qu'en immobilier, le bon moment n'est pas nécessairement celui où les taux sont les plus bas.


C'est surtout celui où le bon projet rencontre la bonne stratégie et une situation personnelle permettant de le réaliser sereinement.


Investisseuse réfléchissant à sa stratégie immobilière pour construire son patrimoine en 2026

Questions fréquentes


Pourquoi des taux plus élevés peuvent-ils créer des opportunités pour les investisseurs ?

Des conditions de financement moins favorables peuvent éloigner une partie des acheteurs du marché. Sur certains biens et dans certains secteurs, la diminution de la concurrence peut alors donner davantage de marge de négociation aux acquéreurs qui restent actifs.

Quelle marge de négociation peut-on espérer sur un bien immobilier en 2026 ?

Il n'existe pas de pourcentage applicable à tous les biens. La marge dépend du marché local, de l'état du logement, de son DPE, de son prix de départ, de sa durée de commercialisation et de la motivation du vendeur. Plus que rechercher un pourcentage théorique, l'investisseur doit construire une offre argumentée à partir de données concrètes.

Négocier le prix d'achat réduit-il les frais d'acquisition ?

Oui. Une partie importante des frais d'acquisition dépend du prix du bien. Une baisse du prix entraîne donc généralement une diminution de ces frais, en plus de réduire le coût d'acquisition lui-même.Oui. Une partie importante des frais d'acquisition dépend du prix du bien. Une baisse du prix entraîne donc généralement une diminution de ces frais, en plus de réduire le coût d'acquisition lui-même.

Pas nécessairement. Une décision d'investissement ne devrait pas reposer uniquement sur le niveau des taux. Il faut analyser simultanément le prix du bien, son potentiel locatif, le financement, les charges, les travaux éventuels, la fiscalité et les objectifs de l'investisseur.

Il faut analyser le diagnostic complet, le mode de chauffage, la date de réalisation du DPE, le coût des éventuels travaux et les contraintes réglementaires applicables à la location. Depuis le 1er janvier 2026, la modification du coefficient de conversion de l'électricité dans le calcul du DPE peut notamment modifier la situation de certains logements chauffés à l'électricité.


Et pour ton projet, quelle est la bonne stratégie en 2026 ?


Les taux actuels ne signifient ni qu'il faut absolument investir maintenant, ni qu'il faut absolument attendre.


La bonne décision pour investir en 2026 dépend avant tout de ta situation.


Ton âge, tes revenus, ton épargne disponible, ta capacité d'emprunt, ta situation familiale, les crédits que tu rembourses déjà, tes objectifs et le temps que tu peux consacrer à ton projet changent complètement la stratégie à adopter.


Un soignant qui souhaite créer quelques centaines d'euros de revenus complémentaires n'aura pas nécessairement la même stratégie qu'un investisseur qui possède déjà plusieurs biens.


Un salarié qui veut préparer sa retraite n'aura pas forcément les mêmes critères qu'un parent souhaitant construire un patrimoine pour ses enfants.


Et c'est précisément pour cette raison que je préfère partir de la personne et de ses objectifs avant de parler du bien à acheter.


Si tu réfléchis actuellement à un investissement immobilier et que tu te demandes comment profiter intelligemment du marché de 2026, je te propose simplement d'en discuter.

Nous pourrons faire le point sur ta situation, tes objectifs et les possibilités qui s'offrent à toi afin d'identifier la stratégie la plus adaptée à ton projet, sans chercher à investir à tout prix.


👉 Tu as un projet ou simplement une réflexion en cours ?

Échangeons sur ta situation et voyons quelle stratégie pourrait être pertinente pour toi en 2026.


Vivre tes rêves plutôt que de rêver ta vie commence parfois simplement par le fait de transformer une idée en véritable projet.




Aurélien Berger - investisseur immobilier LES SECRETS POUR INVESTIR

Aurélien BERGER

Les Secrets pour Investir


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